La Voie naturelle
Développement personnel, bien être, spiritualité…

Jean-Marie Paglia

lacsombre227

LA VOIE DE L'HUMANITÉ (livre 1)

Copyright © 2014 - JM Paglia

Capturedecran20180813a1

Synopsis

À travers la situation économique, comprendre le chemin que suit l'humanité. Dans les pays riches comme dans les pays pauvres, les inégalités se creusent et persistent. Ces problèmes ont leur origine dans ce que nous sommes : des êtres dont la vision consciente est trop limitée. Nous avons besoin de valeurs nouvelles, nous avons besoin d'élargir notre conscience individuelle. Les mouvements qui se manifestent dans la société mondiale révèlent que celle-ci évolue comme tout autre système vivant, en trouvant spontanément les solutions qu'il lui faut, telles que celles qui apparaissent dans l'économie solidaire. Le livre relie en un tableau d'ensemble les questions économiques et les aspects spirituels, il offre au lecteur des pistes pour continuer la réflexion à sa convenance.

Aperçu

La Voie de l’humanité Livre 1

pages 41 à 43

c’est un gonflement de l’ego qui se repaît du sentiment de puissance que donne l’argent. « On a réussi, » on est devenu un petit seigneur. Ou un très grand seigneur, qui a mis toute l’énergie et le but de son existence à devenir le maître d’une grande richesse, tout comme s’il pouvait croire que cette richesse lui apporterait la survie éternelle !

Livre1p1

En fonctionnant ainsi, on viole le principe fondamental qui doit régir l’activité humaine, celui de l’équilibre moral, selon lequel on se contenterait d’un profit suffisant.

Pourtant, la nature elle-même nous montre le chemin, Chaque activité humaine s’accompagne d’un bénéfice donné de surcroît.

Manger est nécessaire ? Oui, mais c’est une fonction qui s’accompagne du bénéfice du plaisir en plus de sa nécessité. Il en est évidemment de même dans la fonction de reproduction. Ou d’un bon sommeil réparateur. Ou de pratiquer un sport. Tout exercice naturel s’accompagne de la satisfaction qui le récompense.

Travailler pour survivre doit donc nécessairement s’accompagner de la satisfaction du bonheur de travailler et du plaisir du profit.

Cependant, ce même principe naturel invite également à modérer le profit.

On ne mange pas à s’éclater la panse. Le plaisir d’un bon som- meil détermine en même temps sa limite. Le plaisir qui récompense l’acte vertueux se suffit à lui-même et exprime en même temps une limitation. La nature montre la voie de l’équilibre.

Mais le plaisir peut aussi devenir un piège. Au-delà de la limite naturelle, on tombe dans une déviation. Qui ne connaîtrait pas de limite à ses désirs ? Ce serait bien sûr le déviant qui poursuit le plaisir maximum et découvre en même temps que son plaisir devient insatiable, devient une servitude qui l’enchaîne et dégrade son être naturel. C’est l’alcoolique qui ne sait plus qu’il commet un excès, qui ne peut plus s’arrêter, et qui se laisse entraîner par la passion qui le possède. C’est qu’en réalité la poursuite de la satisfaction maximum ne s’assouvit jamais. Le désir est par nature insatiable.

Nous avons évolué dans le mauvais sens. Cette évolution nous montre ce que nous sommes, car elle exprime une manière d’être centrée sur soi-même. En agissant ainsi, nous prenons notre intérêt personnel comme seul et unique principe de conduite. Du reste, c’est bien simple, nous ne voyons pas autre chose. Cet égocentrisme exclusif fait partie de notre constitution, c’est le principe de survie. Mais si on reste fixé sur son propre profit sans limite, il devient une dépendance, au même titre que les autres excès biologiques, les dépendances d’alcool, de drogues ou de perversions. Il crée une condition mentale où on ne se soucie plus du monde et des autres, mais seulement de soi, et d’une manière exclusive, et prête à tout laisser détruire au profit de la jouissance intime du moi.

C’est là que se trouve l’origine, la racine, des maux économiques, dans l’expression de cette force aveugle qui conduit nécessaire- ment aussi à l’exploitation maximum, et à la consommation maximum, à l’idéal destructeur d’une croissance sans fin. C’est une force légitime et fondamentale, certes, mais une force brute dégradante si on lui laisse libre cours.

« En luttant pour alimenter leurs désirs aveugles et sans fin, les gens ne se rendent pas clairement compte de ce qui est vraiment bénéfique et de ce qui est dommageable dans l’existence. Ils ignorent ce qui conduit au bien-être véritable et ce qui les en écarte. Leur esprit étant aveuglé par l’ignorance les gens ne peuvent faire autre chose que de s’efforcer d’alimenter leurs désirs.

« [...] En luttant les uns contre les autres et contre le monde qui les entoure, les êtres humains vivent en conflit avec eux-mêmes, avec leur société, et avec leur milieu naturel. » (3)

Nos valeurs internes et subjectives sont à l’origine de ce que nous observons dans la réalité objective externe. Ce sont elles qui façonnent notre société.

Les problèmes dont nous avons lieu de nous plaindre ont leur source en nous-mêmes, principalement dans le fait que nous

 

Pages 51 à 53

8. La croissance des masses.

Le phénomène de la révolution industrielle, signe visible de l’expansion de la culture capitaliste et des rapports sociaux particuliers qu’elle impose, s’est accompagné d’un autre phénomène concomitant, celui d’une explosion extraordinaire de masses humaines.

On se souvient de l’exode des familles paysannes, qui étaient auparavant autosuffisantes, vers les agglomérations que l’époque industrielle faisait naître. Relisons les romans sociaux des siècles passés pour revoir ces masses grouillantes et proliférantes qui ont tenté de survivre dans la plus abjecte misère. Nous en avons encore le tableau dans les grandes agglomérations du Tiers Monde d’aujourd’hui. C’est le même phénomène, le même mode de développement qui amasse la richesse dans les mains d’une petite minorité et engendre des masses dans le besoin.

Retournons visiter les manoirs luxueux que les grands industriels des siècles passés se faisaient construire, un renouveau des palais aristocratiques d’antan. Retournons au Rhode Island pour en vis- iter quelques-uns.

Il est vrai que les classes moyennes ont progressivement émergé de la misère, grâce au sacrifice de leurs aïeux. Certes, les classes moyennes sont nombreuses et à l’abri du besoin, mais les tensions et l’incertitude inhérentes au milieu social les touchent néanmoins. Leur existence n’est pas vraiment idéale, même si leurs chariots de supermarché sont bien garnis.

Livre1p2

Il apparaît que jamais notre système économique n’établira une société équilibrée, mais il fera perdurer une société basée sur l’inégalité, c'est-à-dire l’aisance et le luxe pour quelques-uns, la lutte, les tensions, ou bien la misère et l’insécurité pour de nom- breux autres.

L’industrialisation avait créé des masses urbaines misérables et maintenant, la mondialisation répète le même phénomène en détruisant de la même façon les valeurs sur lesquelles la société reposait précédemment. Les familles paysannes qui étaient autrefois autosuffisantes ne peuvent plus vivre de leurs ressources et viennent chercher leur subsistance dans les grandes aggloméra- tions du Tiers Monde, qui ne cessent d’enfler.

Il y a un lien direct entre la pauvreté et la croissance des masses. Les pauvres voient dans une famille nombreuse une occasion de mieux survivre. Ils ont beaucoup d’enfants, et beaucoup trop, car ils doivent en avoir beaucoup. C’est peut-être une chance d’avoir des salaires de plus, et aussi d’avoir plus de garantie pour la vieillesse. Une famille importante est un gage de sécurité. C’est surtout une réaction instinctive de défense face à un destin qu’on ne peut plus maîtriser.

Donc les conditions économiques qui créent la pauvreté sont aussi la source du déséquilibre démographique épouvantable qui règne sur la planète.

Mondialisation qui crée et distribue des richesses tout en créant et distribuant d’autre part de manière insidieuse un manque à gagner endémique. On sait bien que le meilleur moyen d’enrayer la croissance démographique est de pouvoir relever le niveau de vie, d’enrayer la pauvreté.

Une émission télévision montrait une fois un groupe d’Indiens de tous âges qui fouillaient dans une immense décharge pour y trouver un peu de quoi survivre. On a demandé à un homme émacié portant une grande barbe s’il pensait qu’il ne valait pas mieux avoir moins d’enfants.

-« Ah, mais non ! Plus nous sommes nombreux, plus nous sommes forts » a-t-il répondu.

Les populations de tous pays sont loin de se douter que le volume des masses humaines est du pain béni pour les maîtres du système économique. C’est une ressource d’autant plus facile à exploiter qu’elle est importante. C’est ce qui a été le moteur de la mondialisation. Nous ignorons que la prolifération va à l’en- contre de nos intérêts.

 

Page 68

Est-ce à dire que nous sommes des dégénérés, une espèce décadente en voie de disparition ? Probablement pas, disons plutôt que nous avons la déviance facile car nous ne sommes pas assez évolués. Par exemple, l’évidence montre que cette logique d’intérêt général qui gère la vie, nous ne la captons pas, elle nous échappe. Nous nous voyons en êtres presque parfaits, la fine fleur d’une longue évolution parvenue à son terme en cette splen- dide créature qu’est la créature humaine. Mais ce n’est pas tout. Notre évolution est sans doute suffisante au niveau corporel, elle est tout à fait satisfaisante au niveau mental, mais elle est tout à fait insuffisante au niveau moral, ce qui signifie au niveau spirituel. Nous n’avons sans doute guère dépassé les deux tiers de notre évolution.

Nous nous pensons évolués, mais en fait nous ne savons pas ce que nous sommes. Nous ignorons ce que doit être notre destin, et le sens de notre existence. Nous sommes très souvent dans l’in- certitude et l’erreur quant à nos choix moraux.

Nous baignons dans un immense champ d’énergie intelligente et nous ne le voyons pas, alors même que nous en faisons partie intégralement. Et alors même que cette intelligence qui est aussi la nôtre contient toutes les réponses à toutes nos questions.

Frank Brunner, « La Logique interne de l’intérêt général »:

« Plus on analyse cette logique d’intérêt général et plus on est fasciné par l’extraordinaire intelligence de sa concep- tion. On constate que cette logique d’intérêt général contient implicitement des notions telles que la solidarité, l’équité, la liberté, etc. [...]

Alors que ses manifestations matérielles sont évidentes pour quiconque veut se donner la peine d’ouvrir les yeux, la logique de l’intérêt général est pourtant un phénomène invisible relevant du domaine de la pensée, du domaine de l’esprit. On constate son existence par le raisonnement logique. On peut mesurer ses effets sur le monde matériel, mais on ne peut pas la mesurer elle-même.» (4)

 

Pages 86 à 87

En passant de l’abstrait au concret, on peut facilement concevoir que le cerveau est le lieu de manifestation de la conscience. Il est branché sur l’environnement par les contacts sensoriels. Il fonctionne en action-réaction avec son milieu, il doit donc néces- sairement être le lieu où se manifeste une conscience primaire.

C’est certainement une conscience primaire que nous partageons avec les animaux sensibles.

C’est cette conscience qui pose l’existence, qui se saisit dans le temps et dans l’espace, ici et maintenant. Elle produit l’idée d’un être, le moi. Cette conscience est brute. Elle est au niveau de la sensation, de la réaction, de la pensée réflexe, des émotions.

C’est le lieu où l’esprit se noue avec la matière, où la personne reçoit la vie dans cette conjonction de l’esprit et de la matière. Un nœud très solide malgré les apparences. Une chance pré- cieuse qui s’offre à l’esprit de pouvoir se développer grâce à cette incarnation. Mais aussi une matérialisation qui sépare beaucoup du monde invisible et qui laisse la conscience un peu isolée devant un mur, à la case zéro, prête à commencer son parcours, semblerait-il, sans aucune aide et sans beaucoup d’éclairage.

Mais nous reconnaissons aussi posséder un niveau plus élevé, celui de la pensée réflexive. Alors ici nous devons utiliser des symboles pour comprendre plus loin. Comme un outil qui prolonge le bras, il nous faut le langage, nous utilisons des concepts qui élèvent dans l’abstrait, au-dessus de la matière et de la sensation, ou de l’émotion.

Nous sommes alors au degré de la conscience qui se rend compte d’elle-même et se demande ce qu’elle est, se questionne sur sa nature et sur le destin de ce moi précédemment découvert.

Nous sommes déjà au degré qui découvre qu’il y a dans l’univers quelque chose qui reflète, ou correspond, ou prolonge notre pensée.

De la conscience individuelle à l’intelligence universelle.

Certains vont trouver évident de dire que l’intelligence, ou l’esprit, ou la lumière pré existent dans l’univers, qu’ils étaient là avant l’apparition de l’homme. Il apparaît donc que l’esprit universel vient frapper la conscience animale du moi et s’y reflète comme dans un miroir. Ou bien pourrait-on dire, la conscience primaire du corps possède chez l’humain le rôle de capter l’esprit universel comme un miroir capte la lumière. Nos yeux, nos oreilles, nos paquets de neurones sont des radars qui captent et reflètent l’intelligence externe. Cette intelligence externe devient alors à la fois externe et interne à l’humain.

Même si nous ne le ressentons que confusément, nous soupçon- nons que la conscience ne se réduit pas à son support physique.

Il nous est difficile de saisir que ce n’est pas nous qui fabriquons continuellement la totalité de nos idées. C’est difficile parce que notre conscience première est ancrée dans une forme corporelle lourde, et dans le moi qui charrie avec lui son bagage d’expéri- ences antérieures personnelles plus ou moins heureuses, plus ou moins conscientes, mais encore présentes. Celles-ci contribuent à obscurcir notre compréhension de nous-mêmes.

Ceux qui doutent que notre pensée soit de même nature que l’intelligence universelle ont encore tout le loisir d’observer l’ordre, l’harmonie, la beauté qui ordonnancent toutes les parties de l’univers, des plus vastes aux plus infimes. Ils percevront que cette intelligence universelle, dans sa sobre neutralité dépourvue de sentiment, est infiniment plus étendue et plus productive que la nôtre, et aussi que la nôtre s’y ressource comme un rejeton à sa souche.

Nous baignons dans un univers d’énergie intelligente, qui nous entoure comme un poisson baigne dans son milieu aquatique. Mais nous ne le savons pas, pas plus que le poisson sait qu’il est

 

Pages 134 à 135

Dans les entreprises prospères, les salariés restent dans une situ- ation archaïque :

« Les travailleurs n'ont guère d'autre issue que de louer la force de leurs bras et l'intelligence de leur cerveau à qui détient le capital. Le capital ne produit rien, mais il achète la capacité créatrice.» (3)

On dit que dans l’entreprise, chacun reçoit sa part en fonction de ce qu’il apporte, or cette part est très difficile à évaluer. Il ne faut pas oublier que ce n’est pas le capital qui crée la richesse, c’est le travail. Le capital joue un rôle passif, on peut le dénommer capital inerte, tandis que le travail peut être considéré comme un capital actif sans lequel rien ne se crée. Certes, le capital inerte peut poser les conditions d’existence de l’entreprise, mais il n’est pas juste que le capital inerte ait un avantage excessif par rapport au capital actif. Le travail n’est pas une marchandise, c’est un acte créateur.

Par conséquent, il est justifié que le travail ait un rôle au moins égal à celui du capital dans la gestion de l’entreprise. Et par ce rôle dans la gestion, il doit avoir son mot à dire sur la distribution des profits, ainsi que sur les orientations de l’entreprise.

« Le capital ne produit aucune valeur en lui-même et il ne peut grossir que s'il est valorisé par le travail productif. Un rendement du capital est donc toujours un prélèvement sur la valeur créée par les salariés.» (4)

Dans ces conditions, on serait bien tenté de définir l’équilibre entre capital actif et capital inerte comme un pourcentage minim- um défini de valorisation du capital. Disons un pourcentage comparable aux rendements obligataires, et peut-être un peu plus les bonnes années. La valorisation des salaires ne serait plus bridée ou amputée et atteindrait un niveau très confortable.

Livre1p3

On imagine que ce régime qui couperait court aux dérives abusives du système instaurerait une saine atmosphère qui nous est peut-être encore inconnue. Dans une telle entreprise à gestion partagée, l’employé trouve une place à sa mesure, et une implica- tion dans un travail qui a du sens. Il se sentira sécurisé et saura être productif et créatif. Il se trouvera dans un milieu naturel, juste et humain. La société en serait profondément transformée.

On peut même spéculer que ce serait très bon pour la Bourse, celle-ci pouvant assurer des rendements plus limités, mais plus assurés et permanents.

 

Pages 142 à 143

On a divorcé la morale d’avec l’économie, alors que la fibre la plus profonde constituant l’être humain est de nature morale. Dans cette existence matérielle qui est la nôtre, rien de ce qu’un homme peut faire ou penser ne peut être dissocié de près ou de loin d’un aspect moral. Sa nature morale n’est pas un appendice subsidiaire, ce n’est pas une coloration temporaire, c’est sa nature même, sa nature non pas mentale, affective, pensante, c’est sa nature encore plus essentielle et profonde, sa nature impalpable et spirituelle. Celle dont on ne sait rien. Mais qui est toujours présente et observe tout silencieusement.

Parler de développement moral ou spirituel ne signifie pas partir à la recherche des Tables de la Loi ou d’une douzaine de com- mandements. C’est simplement vivre dans le comportement spontané de la personne qui se réalise et trouve en elle-même ses propres normes de conduite. Se spiritualiser, ce n’est pas s’asservir, c’est se libérer.

L’homme se croit un être achevé alors qu’il ne l’est pas. C’est un être imparfait qui doit poursuivre évolution. Se croire achevé est déjà un aveuglement basé sur l’égocentrisme individuel.

La soif de la créature vivante à persister dans son être, nous la plaçons entièrement dans la poursuite de la richesse, comme si l’argent était l’énergie essentielle qui nous permettrait non seule- ment de vivre, mais aussi de survivre, de nous prolonger, de nous conforter dans notre être. C’est une erreur. L’argent a certaine- ment la valeur d’une énergie, mais celle-ci ne permet pas le progrès dont nous avons besoin. Sans négliger la prospérité, il y a d’autres énergies plus subtiles à capter qui nous conduiront plus loin dans notre évolution.

Nos agissements ne sont pas aussi naturels qu’on pourrait le penser. La nature a horreur de l’excès et de la déviance. Nous sommes dans une situation de blocage de l’évolution positive. Cela façonne les structures de la société, cela façonne les struc- tures des entreprises, cela façonne nos structures mentales, cela

façonne notre monde. Nous ne savons pas nous créer un objectif commun et accepté de société satisfaisante, juste, équilibrée, propre, heureuse, durable, harmonieuse, nous ne savons pas non plus trouver les moyens d’y parvenir.

Regardons devant nous

Ces constatations sur notre passé sont à la portée de tous. Il convient maintenant de se tourner vers l’avenir pour mieux déter- miner ce que notre voie peut être.

Nous avons posé la question de savoir comment résoudre les problèmes du monde qui sont liés à l’économie.

La réponse que nous trouvons est que la solution de ces problèmes doit passer par le développement de la conscience individuelle. L’évolution se produit au niveau personnel et conscient. Cela nous met en mesure d’aborder les conditions de l’activité économique dans un esprit d’équité et de liberté. La solution doit passer par la voie de la libération. C’est la voie de l’autonomie, de la responsabilité, c'est-à-dire de la liberté de chaque personne dans son emploi. Tant qu’une personne est opprimée ou fragilisée dans ses ressources matérielles, la voie n’est pas atteinte. Le premier degré du bonheur de vivre, de la qualité de vie, s’implante dans la prospérité égalitaire pour tous. C’est à nous d’agir, à ceux qui souffrent, d’entreprendre ce changement. Quand l’esprit évolue les solutions pratiques sont alors toutes trouvées.

Nous avons observé l’apparition nouvelle de réponses parfaite- ment adaptées et porteuses d’espoir. Une évolution des percep- tions et une adaptation nouvelle. C’est ce que l’on voit en particulier dans le principe de l’économie solidaire. Non pas une philanthropie sentimentale, non pas un appel réservé au dévouement bénévole, mais le meilleur intérêt bien compris pour tous.

 

☯︎

Retour onglet livres

.

Aperçu